Un mal pour un bien

Publié le 12 Décembre 2018

Quand mon bel Asticot est tombé sur ce tissu sweat danseuses chez Lez'Arts de Lune, elle a immédiatement flashé dessus. Parfois, je suis très raisonnable et ce jour-là, je lui avais dit "non, pas aujourd'hui. On n'en a pas besoin, on ne sait pas ce que pourrait en faire"... Et puis, on y est retourné, pour autre chose (on a toujours une bonne raison d'aller faire un tour chez Valérie !) et il nous a presque sauté dans les bras.. "Ok, on pourrait essayer d'en faire une robe sweat"... Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? Ben oui, ben oui ! Et j'ai drôlement bien fait, car le rouleau commençait à s'épuiser sérieusement ! (et vous comprendrez par la suite que j'ai vraiment drôlement bien fait !).

Avec l'Asticot, on a un peu tergiversé.. Y avait d'abord les robes pour le mariage à coudre. Et puis quelle forme, cette robe... Et je commence à la connaître ma minette : faut que ça vole, faut que ça tourne ! Alors, je lui ai d'abord montré dans des boutiques à quoi ressemblait une robe sweat et non, définitivement non, elle n'en voulait pas. On a fini par se mettre d'accord sur un sweat tout simple et les manches raglan du modèle Leonara de la Maison Victor ont emporté les suffrages.

Y avait plus qu'à. Comme je lui avais déjà cousu un sweat Leonara, le patron était déjà découpé, une aubaine. J'ai donc voulu profiter de l'un de nos ateliers à la Maison de Quartier, avec bien de la place pour pouvoir m'étaler et découper les pièces. Première erreur : à vouloir optimiser au mieux mon tissu, j'ai découpé le corps du sweat trop au bord et je me suis retrouvée avec une jolie bande, sur le devant ET le dos, de bas en haut détaillant, en police noir sur le joli fond gris clair, les caractéristiques techniques du tissu... Ok, bon, y en avait un peu plus, j'ai pris quand même, je devrais réussir à caser un deuxième exemplaire du dos et du devant dans la chute restant après avoir bien entendu découpé tout le reste (manches, encolure et bandes d'ourlet devant et dos). Ouf ! Grâce à l'oeil expert d'Edwige, c'est passé, et dans le sens des motifs, s'il vous plait ! Ouf ! Rattrapé ! Toute contente (car en plus, je savais que dans l'intervalle le tissu était épuisé), je découpe mes nouveaux dos et devant, sous les yeux ébahis de la bande des minis-bobines, s'extasiant devant ce fameux tissu et suppliant leurs mères de filer à la boutique en acheter un morceau aussi... Je rentre à la maison le cœur léger et m’apprête à placer les épingles pour assembler les morceaux, quand HORREUR ! MALHEUR ! Je m'aperçois, en dépliant les manches que je les ai découpées à l'envers ! C'est-à-dire, le motif à l'envers ! Toutes les danseuses, la tête en bas... Zut de crotte ! Plus moyen de redécouper des manches dans ce qu'il me restait ! trop juste ! Crotte ! Et épuisé ce tissu ! Fichu ! Bon, bon, bon... Le lendemain matin, ni une ni deux, on retourne chez Lez'Arts de Lune, sait-on jamais... Bon, il est bien totalement épuisé ce tissu, il faut donc envisager un plan B. Je propose à mon Asticot un tissu sweat uni rose pâle, assorti aux tutus des danseuses. Moue de désapprobation. Non, elle préfère le gris foncé... Banco, ça peut le faire !

Un fois de plus, elle me bluffe par son goût très sûr ! Ils étaient faits pour se rencontrer, ces deux-là ! Monsieur y a mis son grain de sel, en proposant les coudières, à la place de l'écusson que j'envisageais de lui mettre à l'épaule et je trouve qu'il a une riche idée !

Et finalement, toute cette histoire, je trouve que c'était vraiment un mal pour un bien. D'abord une bonne leçon pour moi : toujours vérifier le sens du tissu (manque d'expérience du motif)... et finalement, cette version bicolore évite l'effet pyjama qu'aurait pu avoir la version danseuses intégrale. Et l'Asticot est fan de son nouveau sweat !

Bon, du coup, on est d'accord qu'on ne parle pas des raccords ?

Un mal pour un bien
Un mal pour un bien
Un mal pour un bien
Un mal pour un bien
Un mal pour un bien
Un mal pour un bien